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Le cycle biologique de l'anthracnose.

 

 

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Modéliser les épidémies d'anthracnose


Parcelle éxpérimentale d'ignames, équipée de capteurs climatiques.
© INRA Antilles-Guyane
L'anthracnose est une maladie fongique de l'igname, qui s'est développée dès lors qu'un certain niveau d'intensification a été atteint. De nombreux facteurs peuvent expliquer la fréquence et la gravité des attaques, tels que facteurs climatiques, génétiques et culturaux. Une approche de modélisation est envisagée pour mieux comprendre le fonctionnement du pathosystème, et concevoir des systèmes de culture appropriés.

 

Les travaux en cours portent sur les questions suivantes :

 

 

Quel est le rôle de la forme sexuée du champignon ?

Le suivi de la production des deux formes du champignon sur des cultivars d'ignames sensibles, dans des cultures contrastées sur les plans climatiques et pédologiques, confirme la prépondérance de la forme asexuée (Collectotrichum gloeosporioides) sur les organes foliaires actifs, où la formation de la forme asexuée (Glomerella cingulata) est rare et tardive.

La forme sexuée est par contre régulièrement présente sur les débris de végétation au niveau du sol. Cette cinétique de production pourrait indiquer qu'il s'agit d'une forme importante pour la résistance et la conservation de l'agent pathogène, et qu'elle permet des recombinanisons génétiques fréquentes, expliquant la diversité et l'adaptation du champignon à son hôte.

 

Comment la maladie est-elle disséminée ?

Des suivis sur des parcelles à rangs circulaires, brumisées ou non, ont montré que la propagation aérienne de l'anthracnose se fait de manière directionnelle de cercle à cercle, la direction de propagation privilégiée étant celle du vent et de la pluie.

Des essais en conditions contrôlées ou au champ montrent qu'en plus d'un inoculum aérien, les spores du champignons présentes dans le sol ou au niveau du tubercule jouent un rôle important dans l'initiation et le développement de l'épidémie.

 

 

Quelle est la nuisibilité de l'anthracnose sur l'igname ?

Des suivis au champ ont permis de montrer que des attaques précoces causent des dégâts très importants sur le système végétatif des plantes. Les surfaces foliaires sont réduites, et la croissance des tubercules est stoppée. Ceci conduit a de fortes réductions de rendement en tubercules, en réduisant leur poids moyen. Les attaques plus tardives n'ont pas cet effet.

On trouve de bonnes corrélations entre dynamique de développement de la maladie (caractérisée par les notations de symptomes) et la réduction de la production de tubercules.

 


La conservation des tubercules de plants malades est-elle altérée ?

Des observations réalisées à partir de tubercules issus de parcelles malades ou saines ont montré que les attaques d'anthracnose limitent le taux de germination des tubercules qui en sont issus, surtout dans le cas d'attaques précoces.

 

 

Rédacteur : S. Guyader
Contact scientifique : Sebastien.Guyader@antilles.inra.fr
Date de création : 08/06/2006
Date de dernière mise à jour : 25/11/2008

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